Châteaux de la Pâtissière et de Landemont

Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.

Repère dominant le paysage herblinois, l’imposant pigeonnier de la Pâtissière témoigne de la richesse du domaine, pour lequel il était à la fois une source d’approvisionnement en viande, un signe de l’importance des terres possédées, et l’expression visible d’un droit seigneurial. Bâti au XVIe ou au XVIIe siècle, il se distingue par son dôme constitué de pierres plates et de pierres de taille en rangs alternés, par ses petites lucarnes, et par sa porte d’entrée munie d’un linteau « à trois pierres » en plein cintre.

A proximité, le moulin de la Pâtissière témoigne lui aussi de l’importance et de l’ancienneté du riche domaine, établi dans un site remarquable en surplomb de la vallée de la Loire.

Bien qu’incomplet, le château de la Pâtissière conserve un ensemble architectural et paysager remarquable, avec une partie du logis ancien, de grands communs des XVII et XVIIIes siècles formant cour, et les vestiges d’un parc à la française (allée d’honneur, clôture de jardin avec portail à piliers).

Au XIXe siècle, le château néo-gothique de Landemont est construit à proximité de l’ancien logis détruit, et une orangerie est aménagée dans les communs, donnant sur un petit parc à l’anglaise. Le vieux pigeonnier conservé participe alors à cette nouvelle esthétique romantique, en contribuant au pittoresque de l’ensemble du site. Le château de Landemont connaîtra malheureusement au cours du XXe siècle un ravalement de ses façades qui ne respectera pas ses décors en pierre de tuffeau, et une simplification de ses toitures (suppression de la toiture en poivrière de la tourelle centrale). Une carte postale ancienne permet de connaître son état originel, riche d'un beau décor sculpté dans les encadrements, les lucarnes et les cheminées.