Châteaux et manoirs d'Ancien Régime
Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.
Le territoire de Saint-Herblain est riche d’un beau patrimoine de maisons nobles ou de châteaux seigneuriaux, dont les hautes toitures dépassent des arbres des parcs ou des maisons de villages. Certains de ces domaines ont conservé leurs caractéristiques architecturales anciennes, d’autres, plus modestes, ont été déclassés au cours des siècles, pour devenir simples fermes ou maisons, tout en conservant des éléments anciens qui en indiquent l’ancienne noblesse.
Le Tillay, ancien domaine religieux (XIVe-XVIe), plusieurs fois remanié et aujourd’hui divisé en plusieurs propriétés. L’ensemble des logis et des bâtiments de ferme s’organise autour d’une vaste cour. Un haut mur percé d’un porche ceinture une partie du domaine.
Le manoir de la Paclais (XV-XVIIIe), logis médiéval à tour d’escalier, remanié au XVIIIe siècle, devenu au XXe siècle la propriété de la famille de l’homme politique Vincent Auriol. L’édifice est protégé au titre des Monuments historiques (inscription à l’Inventaire par arrêté du 20 mai 1949).
Le manoir de la Bégraisière (XV-XVIIe), ancien logis médiéval à tour d’escalier, agrandi et entièrement remanié par la suite. Propriété de la commune de Saint-Herblain, le domaine accueille dans ses communs restaurés des services culturels, et son parc est aujourd’hui un espace public ouvert.
Le manoir de Barbotin à la Bernardière (XV-XVIe), ancienne maison noble médiévale fortement restaurée au cours du XXe siècle. A proximité se voient encore les vestiges d’une ancienne propriété détruite et de son jardin à la française (communs restaurés, portail à piliers et allée d’honneur).
Le petit manoir de la Rousselière et sa ferme (XVIe).
L’ancien manoir de la Turbannière (XVIe), importante bâtisse montrant des traces d’architecture noble (fenêtres à meneaux), aujourd’hui divisé en plusieurs propriétés. Dans le village qui l’entoure, des maisons présentent aussi des traces d’architecture du XVIe siècle.
Le manoir de l’Aisnerie (XVI-XVIIe), ensemble architectural organisé autour d’une cour d’honneur fermée par un porche ancien. Le logis principal a été remanié au XVIIe siècle et s’ouvre sur un parc à l’anglaise. Le manoir, ses communs et les bâtiments agricoles qui l’entourent forment un ensemble patrimonial particulièrement remarquable.
Le manoir de la Botardière ou « Maison de cadets » (XVI-XVIIe). Désaffectée, la bâtisse montre des éléments d’architecture caractéristiques du XVIe siècle (encadrements de granite), une tour partiellement arasée, et des fenêtres hautes un peu plus récentes à encadrements de calcaire. Cette ancienne maison noble aurait accueilli au XVIIe siècle des élèves officiers, avant d’être déclassée en domaine agricole.
Le château de la Gournerie (XVIIe), beau manoir à fronton courbe et pavillon latéraux, auquel s’ajoutent de vastes communs des XVIII et XIXes siècles, curieusement édifiés dans le prolongement de la façade principale du logis, et une chapelle du XVIIe siècle, élevée par Jean de Bruc, abritant les sépultures de la famille de la Gournerie. Le château, acheté par la commune de Saint-Herblain en 1973, a été entièrement restauré et accueille aujourd’hui des réceptions et des séminaires. Son vaste parc est devenu un espace de loisirs apprécié par l’ensemble de l’agglomération nantaise.
Le manoir de la Garotterie (XVII-XVIIIe), exceptionnel ensemble composé d’un logis des XVII et XVIIIes siècles entouré de cours et de jardins, de communs anciens et d’une chapelle du XVIe ou du XVIIe siècle. Une cour d’honneur ouvre par un porche ancien. Les murs de clôture de la propriété montrent des éléments du XVI ou du XVIIe siècle.
Le domaine de la Pâtissière (XVIIe, XVIIIe et XIXe), ensemble architectural complexe qui réunit une maison noble ancienne (XVIe siècle ?), de vastes communs classiques, un remarquable pigeonnier ancien, et à proximité l’étonnant château néo-gothique de Landemont, construit au milieu du XIXe siècle, aux façades malheureusement modernisées, qui surplombe la vallée. L’ensemble possède un impact très fort dans le paysage de Saint-Herblain.
Le château de l’Essongère (XVIIIe), ancien domaine seigneurial, qui conserve une belle ferme bâtie au XVIe siècle. Le château lui-même est une construction classique à pavillons, du XVIIIe siècle.
À la Solvardière, une maison noble du XVIIIe montre des façades modernisées.
À la Hérissière, une maison de propriétaire des débuts du XIXe, et ses communs formant cour, donnent sur la place du village.
Le manoir du Vigneau (fin du XVIIIe ou début du XIXe), dont la façade sur le parc est un bel exemple d’architecture néo-classique italianisante, est pourvu de communs très modernisés.
