Châteaux et villégiatures du XIXe siècle

Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.

La Béhinière (photo CAUE de Loire-Atlantique).
La Béhinière (photo CAUE de Loire-Atlantique).

À l’emplacement d’anciennes demeures nobles d’Ancien Régime, où au cœur de domaines créés de toutes pièces dans l’espace rural, des châteaux et des villas ont été construits au cours du XIXe siècle à Saint-Herblain. Simples villégiatures de plaisance ou nouveaux châteaux aux architectures plus démonstratives, ces édifices valent autant par la qualité de leurs abords que par leur architecture même. Les constructions annexes (cours, bâtiments de communs, portails à piliers de pierre et ferronneries) mais surtout les parcs, les jardins, les murs de clôtures et les allées plantées, participent à l’identité paysagère et patrimoniale de la commune, ainsi que l’espace agricole qui les entoure encore souvent. Leurs arbres remarquables marquent fortement les horizons vallonnés de la commune.

Le château de Landemont (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le château de Landemont (photo CAUE de Loire-Atlantique).

Le Pavillon, villégiature édifiée sur le modèle d’une villa bourgeoise néo-Louis XIII dans la seconde moitié du XIXe siècle, est précédé d’un petit jardin à la française et abrite aujourd’hui un restaurant gastronomique.

La Béhinière, villégiature néo-classique de la première partie du XIXe siècle, est édifiée à proximité des vestiges d’un ancien château disparu.

La Galonnière, maison bourgeoise néo-Louis XIII, est entourée de son parc, au village de la Nivelière.

La Pelousière, maison de propriétaire et ses dépendances à l’architecture néo-classique d’inspiration clissonnaise, surplombe la vallée et les marais humides. Son parc en terrasse s’orne de beaux arbres taillés en alignement.

Le château de Landemont, ou de la Pâtissière, est un important édifice néo-gothique surplombant la vallée de la Loire. Ses façades à pignons élancés et à tourelles d’angles possédaient un décor sculpté, malheureusement mutilé par une restauration dure. Bâti à proximité de l’ancien domaine seigneurial de la Pâtissière, il domine de sa haute silhouette grise le paysage environnant.

Le manoir de Plaisance a été édifié au cœur d’un parc à l’anglaise, dans l’esprit des maisons de propriétaires du XVIIIe siècle. Il était la maison de campagne de Simon-Nazaire Portier, commissaire général des affaires maritimes du port de Nantes. L’écrivain Jules Sandeau, premier amour de George Sand, y séjourna.

La Guibaudière, propriété édifiée au cœur d’un parc à l’anglaise.

Le domaine de Bagatelle, villégiature à l’architecture de villa éclectique, possède de beaux communs et un vaste parc vallonné à l’anglaise

Le château de Landemont, décor néo-gothique (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le château de Landemont, décor néo-gothique (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le manoir de Plaisance, allée Prosper Mérimée (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le manoir de Plaisance, allée Prosper Mérimée (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le parc de la propriété de Bagatelle (photo CAUE de Loire-Atlantique).
Le parc de la propriété de Bagatelle (photo CAUE de Loire-Atlantique).