La très probable histoire de l'appellation du quartier de PREUX

Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.


La très probable histoire de l’appellation du quartier de « PREUX »

Lors de l’aménagement de la Zac de Preux en 1979, le chantier dû être retardé par la découverte des ruines d’une villa Gallo-romaine et d’un cimetière Mérovingien. A l’époque, ces découvertes étaient les seuls témoignages précieux du passé lointain de Saint-Herblain.

Longtemps les habitants de ce quartier appelé Preux ou Les Preux cherchèrent la signification de cette appellation. Aucun chercheur de Saint-Herblain ne trouva les traces d’une léproserie dans la commune. Il en fut seulement trouvé une à la Chapelle sur Erdre.

Il est donc très probable que la dénomination de ce quartier soit due à l’histoire même de cette villa gallo-romaine. A l’époque de l’invasion des légions impériales, le latin avait supplanté le gaulois, mais bien des noms de lieux sont restés gallo-romains pendant de longues périodes, parfois même jusqu’à nos jours. Au cours des siècles, ils subirent souvent des transformations dues à la multiplicité des langues. Les patois romans de la France sont les innombrables rejetons d’un seul arbre : le latin parlé en Gaule à la fin de l’Empire romain…

Dans son dictionnaire étymologique, le toponymiste Albert DAUZAT énonce ainsi une interprétation de PREUX : PREUX, PAYROUX, PEYRE ; du latin PETRA (pierre, rocher, montagne), peut désigner aussi des ruines antiques.

En plusieurs points du territoire français, de nombreux toponymes dérivent de cette même racine latine PETRA (pierre plus bas). Or à Saint-Herblain, une partie des tombes de la nécropole était installée à l’intérieur des fondations de pierre de la Villa. On peut donc émettre l’hypothèse que PREUX, où Les PREUX, soient des pierres liées aux souvenirs.

Et le toponyme resta attaché à la tradition, oubliée à l’époque moderne, qui voulait qu’en ce lieu avait été édifiée une nécropole avec les matériaux de la maison de campagne habitée par de riches notables gallo-romains. Mais peut-on dater cette appellation du dixième siècle comme le suggèrent quelques spécialistes de la toponymie régionale ?

Pour en savoir plus sur la découverte de la villa : En Médiathèques et aux archives départementales à Nantes.

GALLIA Fouilles et Monuments Archéologiques en France Métropolitaine, Tome 41, année 1983 fascicule 2 Edition de CNRS

Bulletin de la Société Archéologique et historique de Nantes et Loire-Atlantique Année 1982 tome 118 page 100 par G. Aubin

G. Aubin « la Loire-Atlantique » 25 années d’archéologie gallo-romaine. Pour Saint-Herblain page 85 et 86

I. Lucazeau dans « Histoires d’autrefois en bord de Loire nantaise » quatrième chapitre.

Dans la presse

Presse Océan : 11 08 1979 et 16 03 1984 Ouest-France : 17 08 1079 et 13 09 1979

D’autres vestiges gallo-romain sur le chantier du Zénith : P.O, 04 01 2006 et O.F 09 12 2005 et 10 02 2006. Le 03 04 2007 Exposition des objets découverts présentés à l’Hôtel de ville.