Le club belle humeur

Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.

La création du CLUB BELLE HUMEUR

Avant propos: Le club Belle Humeur possède le statut d'une association loi 1901, dont la demande en préfecture a été déposée en Juillet 1975 et sa parution au Journal Officiel en date du 27 Août 1975.

Grâce à la persévérence de Madame HEDIARD, le 05 novembre 1974 le club voit le jour. Elle réussit à créer une ambiance de détente et de convivialité qui est toujours présente à nos rituels mardis.

Au sein du premier bureau nous retrouvons Madame Hédriard, Messieurs Paul-louis Roger, Mandin, Valle, et d'autres; tous animateurs d'une activité : chorale, danse, cartes,etc...

Le Centre Socio Culturel du Soleil Levant abrite l'association du Club Belle Humeur pour lui permettre d'offrir à ces adhérents (également adhérents du CSC) quelques activités à la journée ou à la demi-journée. Rue de la Blanche à Saint-Herblain.

Au club les jeux sont rois: Belote, Rami, Scrabble, Dominos,Tarot, mais aussi des après-midis cabarets, chansonniers,des journées voyages découvertes; etc...

En 1975: nous sommes 76 adhérents, et nous célébrons les noces d'or de Monsieur et Madame LAUNAY

En 1978: nous célébrons celles de Monsieur et Madame HOUEL.

Il y aura les goûters servis par Félicie, la chorale avec Roger (qui nous dirige), la lecture par Florence. Puis Francine crée la dance.........En place pour le quadrille Nous effectuons des sorties aux beaux jours, à Nantes; nous visitons les musées, celui des vieux métiers, le chateau. Puis viennent les balades en autocar dans la région. Au cours des grandes vacances nous visitons les Pyrénées (en 1979), l'Alsace, la Cote d'azur.... Le jumelage à San Ingberg en Allemagne.

En 1979 le club compte la centaine d'adhérents

En 1981 nous participons à l'assemblée générale de Preux qui ouvre ses portes et nous sommes 128 à lire le petit journal qui paraît tous les 2 mois.

En 1987 le club inscrit plus de 150 adhérents; et le petit journal porte le numéro 100.

En 1989 à Onyx nous fêtons le centenaire de la révolution habillé en costumes d'époque.

En 1990 nous célébrons le thème de la mer.

En 1991 ce sera sur le thème des découvertes

En 1994 Monsieur le Maire, les représentants de la municipalité et les présidents des clubs voisins viennent à la fête de nos 20 ans.

En 1997 Monsieur Bernard Gautier succède à Monsieur Piquois fatigué, après 12 ans (1985-1997)d'animation du club.

En 2004 Monsieur Guy Bouquet prend le relai.

En 2010 Madame Nicole Gruais devient présidente.

En 2011 Madame Nicole Gruais retrouve le poste de présidente.


La vie du club en 2012

Au jour de l’assemblée générale du 18 octobre 2011, le club compte 127 adhérents. Une fois les membres du bureau élus,

Sont élus : Mmes AUBRY Evelyne, BERNARD Chantal, BRUAND Francine, CORBIN Thérèse, EMERAUD Monique,GOACOLOU Yvette,GRUAIS Nicole,HELLOU Marie Madeleine, MARIN Andrée. Mrs CORBIN Georges, GRUAIS Jacques

Le conseil d’administration vote la structure suivante : Présidente Mme GRUAIS Nicole Vice-président Mr CORBIN Georges Secrétaire Mme HELLOU Marie Madeleine Trésorière Mme Goacolou Yvette

Le tableau des activités (autres que les mardis consacrés aux jeux de cartes )

Le 06 JANVIER: concours de belote Le 17 JANVIER: animation avec la galette des rois

Le 03 FEVRIER: concours de belote Le 07 FEVRIER: conseil d’administration Le 17 FEVRIER: repas festif, couscous

Le 13 MARS: animation

Le 13 AVRIL: concours de belote Le 20 AVRIL: sortie extérieure

Le 11 MAI: repas festif Le 15 MAI: conseil d’administration

Le 08 JUIN: concours de belote Le 15 JUIN: sortie extérieure

Le 04 SEPTEMBRE: conseil d’administration Le 21 SEPTEMBRE: sortie extérieure

Le 02 OCTOBRE: animation Le 05 OCTOBRE: concours de belote Le 16 OCTOBRE: Assemblée Générale Le 23 OCTOBRE: conseil d’administration

Le 09 NOVEMBRE: repas d’anniversaire des 80 & 90 ans Le 16 NOVEMBRE: concours de belote

Le 21 DECEMBRE: repas de NOEL


Documents

Voici la photo d'un livret très certainement émis par les bons soins du Centre Socio Culturel du Soleil Levant. Celui-ci relate les différents évènements de la vie du club La Belle Humeur entre les années 1974 et 1994.

Je tiens à remercier Madame Francine Bruand membre du club qui m'a gentillement donné ce livret; dont je vous délivrerai le contenu dans les jours à venir (le temps de le mettre en page).Il commence ainsi: Page 1 Nous avons vingt ans. Nous nous marierons, nous serons heureux, nous aurons beaucoup d'enfants. Nous sommes le CLUB du 3ème AGE "BELLE HUMEUR", 44 rue de la Blanche, à Saint-Herblain. Nous disons "Nous", parce que le club, ce n'est ni un local, ni une institution, mais une somme de bonnes volontés, de gentillesses, de courages, sans oublier la fantaisie et l'humour.etc.....C’est Monsieur René Piquois qui nous préside. René a une bonne voix…et du caractère. Il en faut quand ces dames parlent toutes en même temps. Il est arrivé en cours de route.C’est Madame Simone Hédiard, secondée plus tard par son mari, qui a eu l’envie de nous créer. Nous nous sommes réunis dans la salle du haut. Les rideaux étaient noirs. Le temps était triste. Chacun restait chez soi, à ruminer de mornes pensées. Seule la télé et la radio, allumées tout au long du jour, mettaient un peu de lumière et de bruit. Simone frappe aux portes derrière lesquelles elle devine des solitudes contraintes, des envies réprimées, des besoins insatisfaits. Il suffit de savoir regarder, voir ces fleurs qui agitent leurs pétales aux balcons, ces rideaux de dentelle qui murmurent : j’ai de la tendresse à revendre, de l’amitié pour pas cher, de la gaîté à partager.Nous nous retrouvons à 24. Chiffre magique. Les heures qui passent et qui reviennent. Le jour succède à la nuit. L’espoir au désespoir. La vieillesse n’est pas une défaite mais une victoire sur l’ombre.C’est au mois de Novembre. L’automne fleurit le passé de chrysanthèmes, de soleils pour les yeux éteints des défunts. Noël approche avec sa hotte pleine d’espoir. Nous partons de zéro, autour de l’amitié : du crochet, un jeu de petits chevaux, du bricolage. Les mots s’envolent d’une bouche à l’autre, telles les étincelles d’une bûche qu’on aurait oubliée des années durant dans un coin du cellier ; les gestes s’embrouillent, les rires pétillent comme le cidre des bouteilles couvertes de toiles d’araignée que l’on débouche le dimanche.Une lettre est envoyée à ceux et celles qui « ont besoin de rencontres et d’amitié». Il n’y a pas d’âge pour aller vers les autres. Si nous n’existons pas dans le regard d’autrui, nous n’existons pas. Message qui tombe dans la boîte aux lettres et, en quelques mots simples, susurre que nous ne sommes pas seuls, que nous sommes attendus. Une première réunion où nous nous observons, nous nous lançons des mots embarrassés comme on jette des mies de pain dans l’eau pour appâter le poisson. Des anges aux ailes lourdes de nostalgie passent, des souvenirs se rejoignent, des bouffées d’histoire, des mains fébriles, des larmes silencieuses. Nous naissons dans un brouhaha heureux.Le dix-neuf novembre, nous sommes 32 qui préparons la fête de Noël, 32 qui ne croyons plus au Père Noël mais retrouvons dans les guirlandes de papier que nous tressons ensemble notre âme d’enfant. Page 2 Les après-midi du mardi se font rituelles, aussi douces que des dimanches, aussi espiègles que les jeudis de notre jeunesse. Nous rencontrons les équipages d’autres clubs. Nous existons et en sommes fiers. Nous sommes gourmands de vie. Piles de galettes et de crêpes faites à la maison. Madame Courjal les réchauffe ; un peu de beurre et de confiture, elles ont déjà disparu, fondant dans l’allégresse. L’amitié a bon appétit. Le bonheur a en France un bon coup de fourchette. Au Centre, il n’y avait rien pour préparer les petites gourmandises et ça n’en était pas plus mal. Nous nous retrouvions chez nous, préparant de petits plats dans la cuisine, les oreilles rougissant déjà des compliments qu’on nous ferait, l’eau à la bouche, les joues « rosissantes », riant du chatouillis des senteurs de vanille, de rhum et de fleur d’oranger. L’année est passée. Le ménage se porte bien. Nous songeons à officialiser notre union. Nous nous créons en association avec un bureau de six personnes. Nom : « Troisième Age », Nom de jeune fille : « Belle Humeur ». (Merci, Madame Thérèse Leroy !) Belle pas bonne. Bonne ou mauvaise, la vie est belle. Pluvieuse ou orageuse, chaque journée vaut d’être vécue, et un chagrin d’amour ou ,une grosse colère laissent de meilleurs souvenirs que les jours ordinaires. Le nom fait sourire quand nous nous promenons, il claque au vent comme un défi. La mer est agitée, la brise est fraîche, les courants sont contraires et nous sommes de belle humeur. Marées de vives eaux. Les noces sont à l’ancienne. Au-delà de cinquante ans, nous sommes tous cousins à la mode de Bretagne. L’âge adoucit les différences et aiguise les ressemblances. Nos rides creusent la paix. C’est Emile et Roger qui veillent sur les coffres du vaisseau pirate. Trésors d’imagination mais l’administration n’est pas chiche. Elle octroie une première subvention aux jeunes mariés pour qu’ils puissent se loger et s’équiper. Les travaux débutent en 1976. Nous ouvrons pendant les grandes vacances. Nous refusons de cesser de vivre le dimanche, nous refusons de dormir l’été, d’hiverner en hiver, de nous éteindre la nuit, de chômer parce qu’on nous a mis à la retraite, d’être inactifs parce qu’un fonctionnaire nous a rangés dans ses statistiques dans la case : « non-actif ». Nos premières grandes vacances, nous les prenons à Saint-Béat, dans les Pyrénées, en 1979. Les collégiens chantent dans le bus, perdent leurs valises, ne ferment pas l’œil de la nuit. Nous nous sentons une de ces envies de travailler en rentrant….. Les années suivantes, la Belle Humeur souffle à Anglet, à Balarue, près de Sète, à Turenne, en Corrèze, en Alsace, dans le Gers, à Reblochon. En 1990, nous revenons dans les Pyrénées à Saint Martin d’Arossa. Le pays est-il pavoisé de rouge et de vert en notre honneur ? Rouge de la passion, vert de l’espérance…Nos bottes de sept lieues nous emportent d’un saut à Savine-le-lac, dans les Hautes-Alpes, l’année suivante. Page 3 Croisières nonchalantes à travers une France qui soupire d’aise sous le soleil. Un pays est tout petit quand personne ne prend le temps de s’y promener, un pays est désert quand personne n’y passe l’été. Nous nous souvenons mal des noms de lieux mais très bien du restaurant où l’on a mangé. L’émotion ouvre l’appétit. La nourriture se transforme par Dieu sait quel enchantement en souvenirs qui remplissent la boîte à nostalgie.Je m’en souviens !Faut dire qu’on avait bien manger ! En fait, on n’a pas besoin d’aller si loin pour bien manger. Le bonheur s’est pouvoir associer un souvenir avec un goût sur la langue, un fumet dans les narines.Francine démarre le quadrille. Les anciens le dansaient, les jeunes continuent. Très vite, il y en a deux. La danse est la langue qu’on inventée les hommes pour tout se dire sans se parler. Et quand on s’est tu pendant des années parce que les ennuis mécaniques et les soucis économiques faisaient trop de bruit, la danse est le printemps de l’âme.Marinette lance la chorale. L’amour, le désamour, l’émotion secrète, le désir caché, le plaisir rougissant, tout passe et repasse dans nos chansons. Second souffle, souffle au cœur, la voix bat à l’unisson. La chorale est notre porte-voix. Roger lui succède. La belle Humeur fait chanter à l’unisson les femmes et les hommes.Danseuses et choristes se produisent aux Noëlles en, 1990. Le succès ne nous fait pas tourner la tête.Florence démarre la bibliothèque. Chacun y amène des livres, les échange. Lire les mêmes livres, tourner la page, partager des douleurs de papier, se faire un sang d’encre. De main en main se créent des liens inédits.Nous célébrons les anniversaires en chanson. Les anniversaires ne fêtent plus les années qui s’enfuient, mais les années qui viennent, de plus en plus riches d’amitié.Le 10 avril, il y a 76 adhérents. Nous ouvrons les portes en grand, la lumière entre à flots. Il n’y aura jamais assez de nourriture pour tout le monde, s’affolent les cuisinières. Dire que nous nous croyons seuls….Les travaux continuent…La maison devrait être prête en juin. Le local est inauguré par Monsieur le Maire, M Chauty, un jour de mardi gras. Le jour est bien choisi. Nous sommes des enfants déguisés en ancêtres. Les masques tombent bien vite. Mardi gras c’est la fin de l’hiver. Les péchés sont pardonnés, les rancœurs oubliées. La salle se fait petite. C’est à peine si nous pouvons bouger. Les meubles ont été financés par la caisse d’allocation vieillesse. Nous ne nous entendons plus rigoler. La mairie accepte d’insonoriser la salle.Quelques années plus tard : Mardi gras avec les enfants de la maternelle du Soleil Levant. Devinez quels sont ceux qui sont les plus intimidés ? Quand la boucle est bouclée, les enfants ont l’air de petits vieux, sérieux et polis, et les grand-mères ressemblent à de vieux chaperons rouges.Page 4 Fête de quartier. Le club en est la mémoire. C’est le 14 juillet. Bal populaire. Pourquoi avons-nous l’air de nous amuser davantage que les plus jeunes ? « Normal, dit l’un d’eux, si ce sont les vieux qui ont inventé le 14 juillet, la java et le bonheur. Nous n’avons fait qu’en hériter. » Les gens du quartier se rapprochent. La bibliothèque devient une vraie bibliothèque que nous apprenons à gérer. Nous sommes un album dont les pages conservent non seulement de belles images des gens, mais encore leur parfum, leur musique, leur amitié. 1976, noces d’or de Monsieur & Madame Launay. Ils ont eu une dizaine de petits-enfants. Tous sont venus. M Launay fabrique des paniers avec une habileté de gitan. Panier d’osier pour y garder le bonheur tout entier. Le bonheur de M Launay nous appartient désormais. Nous sommes solidaires dans la joie et le chagrin.1978, noces d’or de Monsieur & Madame Houël. M Houël fait le tour du quartier en jouant du tambour. « Aviss, aviss à la population : les vieux mariés font un pied de nez à la maladie d’amour… » Houël rime avec Noël. Animation à l’hôpital de la Seilleraye. A l’hôpital Saint Jacques. A l’hôpital de la Placellière…Le troisième âge est aussi l’âge où nous retrouvons le courage de vaincre nos craintes, d’abattre les murs de carton qui séparent les hommes. La vieillesse n’est pas une maladie . Nous savons chanter, danser, aimer. La maladie n’est pas la mort. Un malade peut être heureux. La maladie est une porte qui se ferme. Nous voulons garder les clefs. C’est triste un hôpital. Autant qu’une cage. Pourquoi n’y fait-il pas aussi bion que dans la vie ? Nous rencontrons les élèves infirmières. Elles nous regardent comme si nous étions des extraterrestres. Elles se sentent âgées près de nous qui débordons de projets et comptons le temps à rebours. Nous les regardons avec compassion, nous savons la patience qu’il leur faudra lorsque nous n’en pourrons plus de douleur et de lassitude. Elles nous bercerons de mots doux, nous étourdirons de coquetteries jusqu’à ce que nous trouvions le sommeil.Monsieur Gavaland nous apprend à donner les premiers soins en cas d’urgence. Nous n’avons pas envie de mourir dans la dernière jeunesse d’une bêtise, une chute, une maladresse, le corps qui flanche… Chacun redécouvre le corps qu’il a maltraité une bonne partie de sa vie. Gymnastique, vélo, natation. Qui veut aimer les autres doit s’aimer soi-même. Comment s’aimer quand on ne respecte pas son propre corps ? Il nous a fallu, toute une vie pour découvrir que nous existions, que nous pesions notre poids d’humanité, que nous mesurions cinq pieds six pouces de grands sentiments. La mort sera tellement surprise de nous trouver en bonne forme qu’elle pensera s’être trompé de porte. Page 5 1978, Edmond prend la tête de nos sorties à bicyclette, histoire de rattraper le temps perdu. Rien de tel pour remonter le temps que de pédaler. Plutôt que de rester sur le bord des morbides autoroutes, nous préférons flâner sur les petits chemins. La vie y sent la noisette. Florence organise la marche à pied. C’est elle aussi qui nous fait la lecture d’un livre qu’elle choisit chaque année avec soin. Des livres pleins de la nostalgie de son enfance à Sarlat. Une tête bien faite a de bons pieds. Les pieds sont la boussole du corps, ils nous ramènent toujours vers le bonheur. Plein sud. Suzanne s’occupe des concours de belote. Atout cœur et dix de der. L’ennui est capot. Marinette, le petit Marcel, Joëlle…valse des prénoms de ceux qui ont flâné avec nous et un jour s’arrêtent pour souffler. Certains ont 80, 90 ans….Nous fêtons leur ténacité à la Pervenchère. Marcel….il était marrant. Il disait : « je n’aime que les cotes qui descendent ! » L’humour, c’était son orgueil, sa vanité. Paul fait de la peinture sur soie. C’est délicat, c’est aérien, un vrai travail de jeune fille. L’âge donne élégance et finesse aux femmes, sagesse et patience aux hommes. 1989, spectacle de la Révolution. Nous sommes de beaux révolutionnaires. Nous avons guillotiné la guigne. Cocardes et bonnets phrygiens nous donneraient presque envie de la refaire, la Révolution. Ah, ça irait, ça irait. Toute la misère du monde, en s’y mettant à tous les vieux, tous ceux qui n’ont plus rien à perdre, on y arriverait. Le bonheur est plus que jamais une idée neuve. Fallait-il que nous soyons convaincants que le journal de Saint-Herblain nous a consacré un article, avec une photographie des héros du jour ! Combattants du versant ombragé de la vie, nous sommes si discrets que les plus jeunes ne se doutent pas qu’il nous faut une bonne dose d’héroïsme pour supporter le monde qu’ils sont en train de nous fabriquer.1993, spectacle de l’Europe. Ce n’est pas parce que nous sommes vieux que nous n’avons pas compris qu’il faut que les pays les plus sages s’unissent pour mieux aider les gens. D’ailleurs l’Europe, on apprend à la connaître. Voyage au Tyrol. Il en reste une photo de fiers cavaliers revenant des mines de sel. L’aventure. Voyage en Suisse de lac en lac. O temps, suspend ton vol ! Voyage en Sicile. Voyage à saint-Ingbert en Allemagne, à l’occasion du jumelage. Partout où nous passons, renaît la paix. La rancœur est une passion de jeunesse. Il y a d’autres spectacles. Les Découvertes où nous jouons les lavandières et les machines à laver. La machine fait du bruit et ne remplacera jamais les conversations qui battaient au bord du lavoir. La Mer (en 91) Belle Sirène. Nous charmons les gens par notre voix et les effrayons par notre apparence. Il y a un port et des filles de joie. La beauté du diable. Patine de l’amour. L’atmosphère d’un temps où les gens s’éloignaient pour longtemps sans qu’on les oublie jamais. 1979 : tous les clubs se réunissent à la Bernardière. Est-ce le début d’une révolution ? Souvenez-vous des années qui précédèrent 1789, des clubs se créaient un peu partout en France. Les uns réalisaient des expériences scientifiques, d’autres se piquaient de botanique, les troisièmes philosophaient. Un peu plus tard, ils refaisaient le monde. 1981 : assemblée générale de l’OHPA 5Office Herblinois des Personnes Agées). Les municipalités ont découvert qu’il y a une vie après le travail, que les personnes « âgées » sont des citoyens à part entière, responsables et dynamiques. Nous ne souhaitons pas être assistés, nous ne voulons pas la charité mais la reconnaissance. Les administrations aiment bien ranger les humains en catégories. Ca les rassure. L’indéfini les épouvante. A partir de quel âge est-on âgé ? Jusqu’à quel âge ne l’est-on pas ? A quel âge cesse-t-on d’être jeune ? les administrations aimeraient gouverner sur des robots que l’on déconnecterait le soir après le boulot. Place de Preux, on ouvre un local pour les personnes âgées mais la librairie ferme, le restaurant aussi….. Les jeunes tournent en rond sous un ciel fermé en attendant des vacances trop vite passées. Oublions les décrets qui voudraient que nos vies tiennent toutes entières dans un calendrier des Postes et partons nous promener ! Que ceux dont la date de décès n’est pas inscrite sur la carte d’identité nous suivent ! Visite de la caserne des pompiers. Le troisième âge est l’âge où se réalisent les rêves d’enfant. Quel petit n’a jamais rêvé d’être pompier, ne s’est jamais imaginé en train de sauver des flammes la veuve , l’orphelin et le petit chien ? Visite de Nantes. Nantes c’est à côté pourtant. La vie ne nous a pas laisser le temps de nous arrêter . entre l’usine, le bureau, le supermarché, tout juste s’il restait un peu de temps pour nous promener main dans la main au bord de l’Erdre ou aller voir ailleurs si l’herbe était plus verte. Les compagnons du devoir nous reçoivent avec les honneurs et le respect dû à des héros qui ont traversé la vie sans autre outil que leur bon sens, sans autre soutien que l’affection de leurs proches. A l’épreuve du temps, devoir de fraternité . Nous visitons le Musée Jules Verne et le Planétarium. Nous aurons connu durant notre vie plus de changements que l’humanité en bien des siècles. Nous mourrrons sans avoir voyagé dans l’espace. Bah ! Il nous reste l’imagination. Jules Verne était Nantais. Nous avons dans nos souvenirs des nuits bien plus étoilées, des voyages bien plus fantastiques. Visite du château de Serrant, de la vallée de la sèvre. Sorties à la Tranche sur mer, Saint-Jean de Monts, dans le saumurois, à Noirmoutier, à Cholet, au Puy du Faou… L’herbe n’est pas plus verte ailleurs, la mer n’est pas plus bleue ni le soleil plus brûlant ; ce sont nos yeux qui le sont.






Nota: à vous qui venez de lire ce nouvel article, je vous propose d'y adjoindre tous types de documents concernant les premières années de vie de ce club (photos, anecdotes, etc..) si vous ne souhaitez pas le faire seul (e), contactez moi....pj44@live.fr....je vous aiderai ....Merci Nota: je recherche les journaux du club écrits pendant ces années là.