Parc de la Gournerie

Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.

Le parc de la Gournerie, situé au nord ouest de la commune de Saint-Herblain, couvre 76 hectares. Il est délimité au sud par le cours d’eau de la Chézine.

Ce parc comporte différentes couvertures végétales : prairies, anciennes pépinières privées, futaies, taillis sous futaies, bois d’essences variées, haies parfois exploitées en têtards comme les cépées…

Les plus beaux arbres du parc et aussi les plus âgés sont d’origine américaine ; ils ont été importés au 19ème siècle à l’occasion du trafic portuaire nantais. Ces espèces méconnues à cette époque, ainsi que d’autres, se trouvent dans de nombreuses anciennes propriétés de Saint-Herblain, comme dans toute la région nantaise.

Associées à ces espèces exotiques, de nombreuses plantes indigènes ou acclimatées sont tout également intéressantes à regarder.

La Gournerie du 17ème siècle à nos jours :

De 1602 à 1691, les terres de la Gournerie appartenaient à la famille de Bruc.

En 1623 est construite une première bâtisse correspondant aux actuelles dépendances situées de chaque coté du porche, puis la Chapelle en 1624.

En 1692, Madame Libault et J.E. de la Bouëxière, Sénéchal de Guérande, deviennent propriétaires.

En 1744, les terres de la Gournerie sont acquises par la famille Maillard ainsi que les manoirs du fief au Duc (appelés plus communément de la Syonnière) et de la Vannerie. La famille Maillard était déjà propriètaires du fief de la Béhinière depuis 1650 environ. Elle prend le nom de Maillard de la Gournerie ; leurs armes est symbolisé par 3 maillets d’or avec sautoir d’alisé d’or et un lion d’argent, visible sur le fronton du château. A cette époque l’eau provenait du grand étang par des canalisations qui par simple dénivellation alimentait le château, ses bassins extérieurs et le potager (actuelle pépinière municipale).

A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème de nombreuses plantations, certaines encore visibles, ont été réalisées (allée des marronniers, arbres exotiques du parc…).

De 1920 à 1940 les fermiers travaillaient pour le comte de la Gournerie en contrepartie d’une location de bâtiments et de terres. Les taillis de châtaigniers étaient coupés tous les sept ans par rotation pour la fabrication de rames (beaucoup de fermiers cultivaient les petits pois pour les conserveries nantaises), de manches d’outils, de piquets de clôture.... Les arbres selon les essences étaient abattus sur ordre du comte pour être soit vendus soit conservés et séchés pour une utilisation personnelle (fenêtres, portes du château…) Les vignes de cette époque (muscadet et gros plant) ainsi que les vergers étaient cultivés pour la propre consommation du château (vin, cidre, fruits). A partir de 1937-1938, certaines terres furent louées à Monsieur Bessignol, pépiniériste ; certains alignements sont encore visibles.

En 1940, le château fut réquisitionné par les allemands.

En 1971, la municipalité de Saint-herblain envisage d’acquérir ce domaine de 107 hectares. L’acte notarié est signé le 23 juillet 1973.

Dès 1975, les herblinois peuvent profiter de l’ensemble de la propriété. Divers travaux y ont été réalisés par la ville pour faciliter l’accueil du public. Des arbres indigènes et exotiques continuent d’être plantés dans le parc par les jardiniers de la ville.

En 1979, les alignements de tilleuls centenaires bordant l’allée principale qui mène au château ont du être abattus en raison de leur état sanitaire.

En 1980 la ville cède 30 hectares pour la construction du lycée agricole Jules Rieffel.

Dans le cadre des 30 ans des jardins familiaux, l'association de pêche des étangs de la Gournerie organisera une initiation à la pêche pour les moins de 14 ans, de 10 H à 18 H avec un lâcher de truites le samedi 29 mai 2010.

Source :

- Racontez-nous les arbres – Saint-Herblain – Parc de la Gournerie -1992