Preux historique
Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.
PREUX historique
Le quartier de Preux situé à Saint-Herblain Est, est bordé par la route du milieu au nord (Futur boulevard de La Baule), la rue de la Blanche à l’est (Quartier de la Crémetterie), le boulevard Allendé au sud et la voie expresse à l’ouest.
1- Histoire Si le village de Saint- Herblain ne marqua pas l’histoire, une villa gallo-romaine y a laissé son empreinte (Ier au VI è siècle),les vestiges furent découverts en 1979 au moment de l’implantation d’un lotissement sur le quartier de Preux.
La fouille effectuée sur le site de Preux par l’archéologue Gilles Grevin sous l’autorité de la direction des antiquités historiques de la région des Pays de la Loire a mis en évidence la présence de la villa des Preux avec 5 phases successives d’occupation ;cela permit de retracer ainsi l’évolution d’un habitat rural de la deuxième moitié du 1er siècle aux Vè -VIè siècles.
La villa fut réoccupée par une nécropole à la fin du VIè ou VIIè siècle. G. Grevin y a mis au jour 30 tombes, 80% des sépultures sont aménagées dans le hérisson des murs antiques (fin IIIè début IIè siècle). [1]
Cette implantation se situait à proximité de la Poste et elle fit l’objet de fouilles avant d’être recouverte pour l’ avancée des constructions A l’issue des fouilles, le site a été rasé en décembre 1979 pour commencer la construction des logements prévus.
Au moyen âge ce quartier aurait été un cimetière de lépreux pour la ville de Nantes, d’où le nom de Preux, mais cette version est à vérifier voir "les noms de lieux" collection Que sais-je. Anciennes léproseries, appelés "maladreries", par croisement entre "malade et ladre" nom sous lequel on désignait les lépreux : la Maladrerie (c. Brezolles, EL ; etc) [2]
On retrouve le nom de Preux sur le plan cadastral napoléonien de 1834, bordé par le chemin de Preux. Vers 1834, Preux était un petit hameau cadastré en 200 – 229 et 230 de deux maisons avec bâtiments ruraux, dépendant de la Branchoire, appartenant à famille de la Brosse. [3] On y construit deux maisons nouvelles en 1882. Des familles Bernier, Richeux, Briand, Sezette (ou Cezet) et Lucas y ont habité successivement, tous les recensés sont laboureurs ou cultivateurs, sauf un boulanger et un cocher. La tour hertzienne a été montée en 1957.
2- Urbanisme La municipalité dirigée par M.Chauty, décide de créer, en 1965, une Zone d’Aménagement Différé : la ZAD des Cinq Villages comprenant la Hérissière, la Hachère, la Bégraisière, les Hauts-Moulins et Preux La ZAD est crée par l’arrêté ministériel du 30/11/1963.[4] Les terrains de Preux furent achetés par la Commune en 1975. Preux a été choisi le premier parmi les six ZAC pour y construire un quartier. Le projet initial de l’aménagement de la ZAC de Preux était de construire un lotissement communal sur les 46 hectares de Preux d’un habitat à caractère social de 225 logements. Il devenait ensuite des HLM en accession à la propriété, des HLM locatives et des maisons individuelles, avec une conception novatrice : logements de couleurs vives, quartier sous forme de village avec une place centrale lieu de rencontre du village. Les promoteurs : Home Atlantique, Loire Atlantique Habitations, la Nantaise d’HLM, la COL, le Crédit Immobilier Familial. Une place au milieu de cette ZAC a été prévue par la Municipalité. Les travaux commencèrent dans l’année 1979.Le quartier était composé en outre d’une zone d’habitation pavillonnaire, dont la construction était dépourvue de cave et de balcon, et l’obtention du terrain est faite par tirage au sort. Le nombre des maisons individuelles construites par des particuliers était de 102. Le quartier est doté d’une école, d’espaces de jeux, d’une crèche, d’un centre socioculturel, d’une zone de commerce et d’une zone artisanale.
3- Vie du quartier
Les services et les commerces installés à la place centrale de Preux comprenaient :
La pharmacie,
Le cabinet paramédical (kiné, infirmière),
Le cabinet médical
La boulangerie et pâtisserie
La boucherie et charcuterie(fermée)
La superette (fermée)
Le salon de coiffure
La papeterie (fermée)
Le café
Le restaurant vietnamien (devient permanence Député JM Ayrault)
L’agent de caisse d’Epargne (Bureau OHRPA)
Les services se trouvaient hors place centrale : Le mini crèche La Poste Le garage (fermé) Le centre de jeunes Le local catholique Un mini aire de jeux dans le petit bois. Une zone industrielle légère, Une mosquée (office vendredi)
La passerelle piétonne reliant Preux au quartier de la Crémetterie est empruntée quotidiennement par les enfants pour accéder à leur école du Soleil Levant. Cette passerelle fut endommagée par un incendie et fut remis en état rapidement. Une association est créée portant le nom de l’Association de la Passerelle. En 1981, le peindre de renom international Simone Le Moigne [5] s’installait à Preux, au 17 Allée Pablo Picasso, un quartier, calme et à l'environnement convivial. Elle peint pour la première et unique fois un tableau sur Preux, vu de sa terrasse. Elle était une conteuse aimée des enfants dans son appartement en montrant des murs couverts de peinture style naïf breton. La place centrale a perdu peu à peu de ses commerces par son accès fermé. La ville a proposé une nouvelle place face à la Poste actuelle, mais le projet n’aboutissait pas. Tous les ans, un vide grenier est organisé sur cette place ainsi qu’une vente des plantes et boutures, réalisée par les habitants. Le carnaval des enfants de l’école du Soleil Levant se déroule également sur cette place, les jeux olympiques du quartier de Preux a été organisés depuis 1997.
4- Evolution du quartier Sous l’impulsion des Conseillers du quartier, actuellement des études sont en cours pour le réaménagement des places de Preux. L’environnement de Preux est en pleine mutation : le projet du boulevard Allende avec un ensemble intergénérationnel avec petits collectifs et maisons individuelles ; le programme du boulevard de La Baule est lancé pour le transformer en boulevard urbain.
[1]- Bulletin de la Société Archéologique et historique de Nantes et Loire-Atlantique .1982, par G. Aubin
[2]- I. Lucazeau - Histoires d’autrefois en bord de Loire nantaise, chapitre 4
[3]- Wiki patrimoine Saint Herblain-Crémètterie
[4]-R.Cavé, X.Quimbre- Saint-Herblain, Parcours d’une ville en mouvement.
[5]-www.simone-le-moigne.com/ bibliographie
