Saint Hermeland
Un article de Patrimoine-Saint-Herblain.
La commune de Saint-Herblain doit son nom à un moine du VIIe siècle dont le nom nous est parvenu sous différentes orthographes : Hermeland (ou Ermeland), Herbland (ou Erbland). Il naquit vers 645 dans une maison de l’aristocratie franque de Neustrie, aux environs de Noyon, et reçut une éducation à la cour de Clotaire III. Attiré par le monachisme, il quitta ses fonctions d’échanson du roi et se retira à l’abbaye de Fontenelle. Vers 673, l’abbé Lambert, à la requête de Pasquier, évêque de Nantes, le chargea de fonder un monastère dans ce diocèse. Le site de l’île d’Indre (ou Aindre) fut choisi pour son isolement et sa position centrale dans la Basse-Loire.
La nouvelle abbaye d’Indre, bénéficiaire de dons et privilèges, en particulier de la part du roi des Francs Childebert III, devint un foyer d’évangélisation important dont l’aire s’étendait du pays nantais, au pays d’Herbauge, d’Ancenis (Saint-Herblon) jusqu’au Vannetais et sud de Rennes. Au terme de sa vie, l’abbé Hermeland décide de renoncer à sa charge pour se consacrer à la prière. Il s’établit seul dans un ermitage élevé sur la petite île voisine d’Indret où il mourut vers 710.
La communauté lui octroya sa dernière demeure dans l’oratoire Saint-Paul mais ses restes furent bientôt relevés et translatés dans la basilique Saint-Pierre du monastère, dirigé alors par l’abbé David. En 859, les moines craignant les incursions dévastatrices, et régulières, des Normands exhumèrent à nouveau ses restes pour les placer en sécurité, en premier lieu dans la collégiale de Saint-Maimboeuf d’Angers puis, sous la garde des religieux de la collégiale du château de Loches. Enfin, en 1848, après un millénaire d’absence, les reliques d’Hermeland retrouvèrent la Basse-Loire où elles furent accueillies dans une grande ferveur populaire et réparties entre douze récipiendaires locaux : évêché, églises paroissiales et particuliers initiateurs de leur retour.
